vendredi 29 juin 2007

De la Démagogie

Le mot « Démagogie» (ou son dérivé : «démagogique») est à la mode de nos jours. Il est utilisé à toutes, les sauces, et tous les raisonnements faciles, ou exagérés, sont dorénavant catalogués comme étant «démagogiques».

Bien que la marge entre «démagogie» et «sophistique» soit mince, il arrive fréquemment que l'on prenne un raisonnement fallacieux pour une remarque démagogique, alors que ce n'est pas le cas.

Le sophiste cherche à avoir raison par tous les moyens. Pour réussir il énoncera des jugements qui ont l'apparence d'arguments rigoureux, mais qui ne servent qu'à tromper ou ridiculiser l'adversaire. Exemples de sophismes: l'attaque ad hominem (on le sait ben, toi t'es ....), le raisonnement circulaire, l'appel à l'autorité (quand l'autorité est bidon), l'appel à la masse (tout le monde le dit) etc etc.

Le démagogue est celui qui emporte les faveurs de la foule en lui disant, dans un langage souvent simpliste, ce qu'elle veut entendre. Le démagogue s'adresse au passions et aux frustrations de son auditoire. Il ne cherche pas, comme le sophiste, à prouver un point. Il n'est même pas obligé d'utiliser des pseudo-aguments. Il n'a qu'à «flatter la grosse bête», pour reprendre les paroles de Socrate.

Ainsi, lorsque Joseph Facal traite les gens de Québec Solidaire de «socialistes», afin de ridiculiser leurs positions, il s'agit de sophistique. Lorsque Mario Dumont nous dit: «On en a assez des vieux partis, à l'ADQ on va faire autrement et faire bouger les choses», il s'agit de démagogie.

2 commentaires:

Anonyme a dit...

j'aimerais savoir à quand l'ouverture d'une tribune philosophique, ou plutôt d'un courrier du coeur et de l'esprit, du genre "la philosophe répond à vos doutes existentiels"

Anonyme a dit...

j'ai oublié le "." à la fin du message.